Technologies

L’urologie a connu ces dernières années l’essor de nombreuses technologies permettant d’offrir aux patients un traitement optimal de moins en moins invasif. Le développement des fibres optiques, des endoscopes numériques, du laser ou de la robotique a ainsi transformé les interventions et leurs suites opératoires.

L’Urétéroscopie souple pour le traitement des calculs du rein

LaserL’urétérorénoscopie souple couplée à la technologie laser permet a présent de traiter des calculs par fragmentation laser directement à l’intérieur du rein en allant visiter les cavités rénales sous anesthésie. Cette méthode permet de traiter des calculs résistants à d’autres techniques telles que la lithotritie sans nécessiter toutefois d’intervention ouverte en passant par les voies naturelles avec une très fine caméra numérique. Le laser permet de fragmenter les calculs pour pouvoir être récupérés par une sonde panier.

Cette technique rend également possible le traitement des tumeurs des cavités rénales par voie interne et de réaliser des prélèvements de lésions pour analyse microscopique.

Calculs rein GP Urologie from GP on Vimeo.

La Lithotritie extracorporelle permettant de casser des calculs par onde de choc

La LithotritieCette technique, anciennement appelée la « baignoire » , car il s’agissait initialement d’une véritable baignoire, consiste a fragmenter des calculs du rein ou de l’uretère (tuyau conduisant les urines du rein à la vessie) par des ondes de choc qui sont délivrées à travers la peau. Cette technique ne provoque pas de douleur car les ondes de chocs sont focalisées sur le calcul et la paroi ne fait que transmettre ces ondes dont l’énergie est absorbée par le calcul et en provoque la fissuration. Un produit antalgique est administré pendant le geste pour plus de confort mais cela ne nécessite pas d’anesthésie générale et le traitement s’effectue en ambulatoire. Un contrôle est réalisé 1 mois plus tard par une simple radio pour s’assurer de l’élimination complète des fragments.

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LEC from GP on Vimeo.

La fluorescence Hexvix pour la détection des tumeurs de vessie

Les tumeurs de vessie se présentent initialement par sous la forme de petits polypes dans la cavité vésicale qui peuvent être détectés par une fibroscopie consistant à explorer la vessie à l’aide d’une petite caméra introduite sans difficulté ni douleur par l’urètre. Ces polypes peuvent être asymptomatiques ou se déclarer par des impériosités ou des saignements dans les urines.

Certains polypes sont très petits ou peuvent se développer sous la forme d’un discret tapis sur la muqueuse de la vessie. Pour mieux repérer et retirer ces lésions et ainsi éviter au maximum leur récidive, il peut être indiqué de réaliser une résection avec instillation préalable d’un produit fluorescent qui sera capté par les cellules anormales dans la vessie. Cela nécessite la pose d’une sonde urinaire, une heure environ avant le geste de résection de vessie, avec remplissage de la vessie avec ce produit révélateur. Cela ne provoque pas de douleur et le geste est effectué par les infirmières du service, formées spécifiquement, avant l’intervention.

Le chirurgien peut ainsi retirer de manière plus complète les zones potentiellement malignes de la vessie par les voies naturelles et ainsi limiter le risque de récidive.

REUV Hexvix from GP on Vimeo.

 

La résection bipolaire pour le traitement des adénomes de la prostate

L’adénome de la prostate est une augmentation en taille de la zone centrale de la prostate au milieu de laquelle passent les urines au sortir de la vessie avant d’entrer dans l’urètre qui constitue le canal d’évacuation. Cela provoque un frein à l’écoulement des urines générant une gène qui peut nécessiter, en cas d’échec du traitement médical, une résection de la prostate afin d’élargir le canal. Il ne faut pas confondre cette intervention d’élargissement avec l’ablation totale de la prostate en cas de cancer, il s’agit là d’une pathologie bénigne.

Il existe à présent des modes de résection permettant de limiter les risques de saignement et les effets secondaires de ce traitement. La résection bipolaire en est une. Elle permet de réaliser un traitement plus complet de l’adénome avec une coagulation de meilleure qualité tout en limitant les impériosités qui peuvent être engendrées par d’autres systèmes de résection comme le laser. Il s’agit d’une technique éprouvée qui donne de très bons résultats. Elle permet en outre une analyse des copeaux de résection, c’est à dire du tissu retiré, pour analyse au microscope et détection d’éventuelles anomalies.

Le robot Da Vinci Xi permettant d’augmenter la précision du geste chirurgical en coelioscopie

Robot Da vinci

Petite merveille de la robotique, Da Vinci® Xi TM est un véritable outil chirurgical équipé d’un système de commande déporté du patient. Le chirurgien travaille sur une console opératoire lui permettant d’articuler les bras du robot et de gérer leurs mouvements sur le corps du patient grâce à des instruments chirurgicaux spécifiques et une caméra endoscopique.

L’ergonomie chirurgicale parfaite, la vision en 3 dimensions, la précision des mini-instruments et les techniques innovantes comme l’imagerie da Vinci® Xi TM.

Ce système chirurgical robotisé dernière génération en fluorescence (à l’instar d’un GPS de voiture) permet de conduire des gestes d’une grande complexité en restant dans un acte mini-invasif (par l’intermédiaire de petites incisions). Cette procédure étant moins traumatisante pour l’organisme, les durées de séjour à la clinique s’en trouvent réduites.

Différentes disciplines sont particulièrement intéressées par cette technologie de pointe comme l’urologie pour la chirurgie de la prostate avec préservation des nerfs de l’érection, ou la néphrectomie partielle en cas de petite tumeur du rein.

Il convient de préciser que tous les actes chirurgicaux et surtout tous les patients ne nécessitent pas l’utilisation du robot, d’autant que la procédure est onéreuse. C’est le chirurgien qui évalue la meilleure voie pour son patient. Il faut se souvenir que le robot est un outil chirurgical aussi efficace que performant, mais il ne se substitue en aucun cas à la réflexion chirurgicale - Faut-il opérer ou non ? Quelle intervention ? – et n’influence ni l’éthique, ni le comportement médical.

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Film robot from GP on Vimeo.

 

La Radiofréquence ou la Cryothérapie pour le traitement des tumeurs du rein sans opérer

La découverte d’une tumeur du rein nécessite de préciser la nature exacte et la topographie de la lésion, ses rapports avec les structures vasculaires et les cavités urinaires, car la plupart des tumeurs de petite taille et à distance du hile rénal sont accessibles à un traitement conservateur, c’est-à-dire préservant le parenchyme sain.

En cas de doute sur la nature précise de la lésion, il est possible de réaliser une biopsie sous scanner ou échographie, pour analyse anatomopathologique. Dans certains cas, surtout chez des patients fragiles, il est possible de réaliser un traitement à travers la paroi de la tumeur, sans nécessité d’intervention chirurgicale.

Crythérapie rénale

Réalisées en partenariat avec l’équipe de Radiologie, elles consistent en une destruction de la tumeur par congélation (Cryothérapie) ou par échauffement (Radiofréquence). Guidées par scanner ou contrôle échographie en temps réel, elles sont privilégiées chez les patients âgés et fragiles car elles n’impactent que très peu leur fonction rénale et permettent un bon contrôle de lésion. Cependant, elles ne permettent pas l’évaluation précise des marges du traitement et ne sont donc pas à privilégier chez des patients jeunes et en bon état général.

Contenu modifié le 11/07/15

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