Lithiases, Calculs

CalculsLes lithiases ou calculs sont communément appelés des cailloux. Il sont liés à l’agglomérations de différents cristaux des les urines qui vont constituer un nidus qui va au fur et à mesure augmenter en taille par concrétion et donner de véritables cailloux. Il s’agit d’un problème assez fréquent; le plus souvent dû à une alimentation trop riche en substances dites « pro-lithogènes » avec une hydratation trop faible, augmentant ainsi la concentration des ces substances dans les urines qui peuvent alors s’agglomérer.

Les calculs sont le plus souvent formés dans le rein, là ou est fabriquée l’urine. Puis ils peuvent migrer dans l’uretère qui est le canal qui conduit les urines des reins à la vessie. Ils peuvent alors provoquer un blocage du rein et entrainer de vives douleurs lombaires du côté bloqué, on appel cela la crise de colique néphrétique.

Que faire en cas de crise douloureuse?

La douleur de la colique néphrétique est réputée comme pouvant être une des plus intenses et sans position antalgique : colique “frénétique”. Il ne faut pas paniquer, réduire les boissons, et consulter aux urgences.
Le plus souvent un traitement anti-inflammatoire et antispasmodique fait cesser la crise. Les corticoïdes et la morphine sont aussi utiles lorsque les douleurs ne cèdent pas. Le scanner « en urgence » complète la radio simple et l’échographie rénale pour le diagnostic.

L’hospitalisation est parfois nécessaire surtout en cas de fièvre ou d’infection urinaire associée. En cas de douleurs ou de complication due au calcul, il peut être nécessaire, de placer une sonde JJ (ainsi appelée en raison de sa forme recourbée à ses deux extrémités), entre la vessie et le rein, pour permettre l’écoulement des urines. (En savoir plus sur la sonde JJ)

Calcul du rein 

Calcul du rein

Ils sont assez souvent asymptomatiques et peuvent être découverts fortuitement à l’occasion d’un examen de radiologie réalisé pour une autre cause. Parfois, ils peuvent entrainer une gène lombaire et nécessiter un traitement. Certains calculs bloquent une partie de l’évacuation du rein au niveau d’une tige calicielle (Voir schéma) et entrainer une altération du rein à long terme.

Exemple de calculs

Les calculs du rein peuvent être traités par lithotritie extra corporelle permettant de fragmenter le calcul par des ondes de chocs focalisés. 
Il est également possible de passer par les voies naturelles pour retirer les calculs à l’aide d’une fine caméra sous anesthésie, il s’agit de l’urétéroscopie.

Dans certains cas, quand les calculs sont très volumineux, il faut créer un tunnel à travers la peau au niveau du dos, jusque dans le rein, sous anesthésie, pour retirer de plus gros fragments et pour s’assurer d’un traitement complet en une seule séance.
Cette intervention s’appelle la néphrolithotomie per cutanée. L’incision au niveau du dos n’excède pas 2 cm et permet de retirer des calculs dit coraliformes (en forme de corail) qui moulent l’ensemble des cavités du rein et représentent alors des concrétions de 6 à 7 cm de grand axe dans les cas extrêmes.

 

En photo : Volumineux calculs du rein G (dit Coraliforme), le stylo permet de se rendre compte de la taille des fragments

Calcul de l’uretère

Calcul de l’uretère

Les calculs ne se forment pas dans l’uretère, il sont la conséquence de la migration d’un calcul du rein vers la vessie. Il peuvent bloquer lors de leur transit l’évacuation des urines et être responsables de douleurs violentes de colique néphrétique. Les calculs de quelques millimètres peuvent fort heureusement s’évacuer spontanément à l’aide d’un traitement médical principalement à l’aide d’anti-inflammatoires et d’antalgiques.

Si les douleurs reviennent de manière intense et répétée malgré le traitement antalgique et anti-inflammatoire, ou en cas de surinfection se traduisant par de la fièvre accompagnant les douleurs, il faut alors effectuer un drainage des cavités rénales par la mise en place d’une sonde JJ.

S’il n’y a pas d’infection associée, le retrait du calcul peut être proposé soit en le réduisant en poudre par les ondes de choc de la lithotritie soit en le retirant sous anesthésie par les voies naturelles en réalisant une urétéroscopie.
S’ils sont volumineux, ou qu’ils ne s’éliminent pas ils peuvent en cas d’obstacle chronique entrainer une altération du fonctionnement du rein dont l’élimination s’en retrouve bloquée, et conduire dans de rares cas à une destruction du rein à long terme même si le patient ne ressent aucune douleur.

Calcul de la vessie

Calcul de la vessie

Les calculs de la vessie ne se forment qu’en cas de stase urinaire en général en rapport avec des problèmes d’adénome de prostate qui limitent l’élimination des urines en comprimant la portion initiale de l’urètre. Ils peuvent être dans certains cas très volumineux jusqu’à mouler toute la vessie. Ils peuvent être traitées par les voies naturelles lorsqu’ils ne sont pas trop gros, mais parfois nécessiter une courte incision au dessus du pubis (en bas du ventre) afin de les extraire complètement par voie chirurgicale.
Il est souvent conseillé de traiter la cause de la stase urinaire c’est à dire l’adénome de la prostate. (Cf adénome de prostate)

Lithotritie extra corporelle

Lithotritie extra corporelle

La LithotritieLa lithotritie permet de fragmenter les calculs du rein ou de l’uretère par l’émission d’ondes de chocs qui sont focalisées sur le calcul. Elle ne nécessite pas d’anesthésie générale et est réalisée le plus souvent en ambulatoire c’est à dire à l’occasion d’une seule journée d’hospitalisation. La reprise du travail se faire, la plupart du temps, dès le lendemain. (En savoir plus)

L’urétéroscopie

L’urétéroscopie

L’urétéroscopie permet de retirer les calculs du rein ou de l’uretère en passant avec de fines caméras par les voies naturelles après les avoir fragmenté au laser. Cette technique est réalisée sous anesthésie la plupart du temps lors d’une hospitalisation en ambulatoire. (En savoir plus)

Conseils pour éviter les calculs

Conseils pour éviter les calculs

prévention des calculsDans la plupart des cas on retrouve des apports hydriques trop faibles. Il faut boire suffisamment la journée pour uriner environ 1,5 à 2 litres par 24H. Deux grands verres d’eau toutes les 2 heures en plus des repas couvrent largement les besoins. Le chocolat et le thé en excès, le sel et le calcium du fromage sont des aliments à limiter.
L’hyperuricémie des “bons mangeurs” doit être corrigée. Les calculs d’acide urique sont les seuls à fondre avec un traitement médical alcalinisant les urines.

Tout ce qui entraîne une stagnation des urines dans les « canalisations » : malformation rénale et de l’uretère, alitement prolongé, grossesse, déshydratation… 
Les causes « métaboliques » dépendent de la composition du sang et des urines et sont complexes.
En cas de calculs récidivants un bilan sanguin et urinaire est nécessaire pour ne pas méconnaître des troubles du métabolisme phospho-calcique, une hyper-parathyroïdie… 
Un aspect héréditaire est possible parfois. 
(En savoir plus

Ordre: 
4
Contenu modifié le 27/11/15

Infirmerie Protestante

04 72 00 71 10

Polyclinique Lyon-Nord

04 72 01 45 09

Centre Hospitalier du Haut Bugey

04 74 73 10 13

Clinique du Parc

04 72 44 88 51

Principes HON / Mentions légales / Réalisation Ascomedia