Les enfants

Le Centre d’Urologie Lyon Caluire réalise la chirurgie urologique de l’enfant concernant les anomalies :

  • du prépuce (prépuce long et serré, adhérences, plastie du prépuce, circoncision),
  • de position des testicules (cryptorchidies, ectopies, testicule ascenceur),
  • mineures de l’urètre (hypospadias)

Ces gestes sont faits en hospitalisation de jour. Les affections nécessitant un environnement pédiatrique pour des affections plus complexes, un appareillage spécifique à l’enfant ou des séjours plus longs sont orientées vers les structures spécialisées.

Le phimosis

Le phimosis

Le phimosis est une pathologie du prépuce déterminée par une longueur trop importante de celui-ci et un anneau trop serré à son extrémité empêchant le décallotage. Il est souvent associé aux adhérences balano-prépuciales qui correspondent à l’accolement de la muqueuse du prépuce avec le gland.

Il est le plus souvent asymptomatique mais il peut favoriser la macération locale et entrainer une inflammation appelée posthite. Cette inflammation est traitée par l’application d’antiseptiques locaux pendant quelques jours. Il peut dans certains cas gêner l’écoulement des urines et provoquer un gonflement de la verge lorsque l’enfant urine.

Lorsqu’il n’est pas trop serré un traitement simple par application locale de crème dermocorticoïde peut suffire a régler le problème. dans certains cas, lorsque la gène est trop importante ou en cas d’inflammations répétées, il est possible de prévoir un geste chirurgical soit par une plastie d’élargissement du prépuce, soit par la réalisation d’une circoncision.

En cas de désir de circoncision à titre non médical, l’intervention ainsi que les frais liés à l’hospitalisation ne sont pas couverts par l’assurance maladie.

Les malpositions testiculaires

Les malpositions testiculaires ou testicules non descendus

Il s’agit d’un problème permanent de position du testicule qui ne se trouve jamais au fond de la bourse. Ce problème est lié à une descente incomplète du testicule au cours de la vie foetale. En effet, le testicule nait initialement au niveau de l’abdomen et il migre progressivement vers la bourse pendant le développement du foetus. Dans la grande majorité des cas, le testicule trouve sa place dans la première année, si ce n’est pas le cas, il faudra alors prévoir un geste d’abaissement du testicule afin de lui donner sa position normale dans la bourse.

Les risques d’un testicule qui n’est pas en place sont :

  • l’hypofertilité avec un défaut de fabrication des spermatozoïdes à l’âge adulte,
  • le cancer du testicule qui est beaucoup plus élevé en cas de testicule non descendu ou incomplètement descendu (le risque est multiplié par 25).

Attention cependant à faire la part des choses entre un véritable testicule non descendu, qui nécessite un geste d’abaissement, et un testicule dit « ascenseur », qui à tendance à remonter dans le canal inguinal juste au dessus de la bourse mais qui reprend sa place quand l’enfant est au repos ou lorsqu’il dort. Cela est dû au muscle crémaster qui a pour fonction de tirer sur le cordon testiculaire (comprenant les vaisseaux alimentant le testicule) et qui le fait remonter. Cela se voit surtout lorsque l’enfant pleure.

La torsion testiculaire

La torsion testiculaire

Il s’agit d’une urgence chirurgicale. En effet le phénomène dit de « torsion de testicule » correspond en fait à la torsion du cordon testiculaire qui comprend les vaisseaux alimentant le testicule.
Il en résulte une ischémie testiculaire en raison de l’arrêt de l’afflux sanguin.

Voir urgence torsion de testicule

Le reflux vésico urétéral

Le reflux vésico urétéral

Il est lié à un dysfonctionnement du clapet anti reflux existant normalement au niveau de l’abouchement de l’uretère dans la vessie. Ce phénomène peut entrainer une dilatation des cavités du rein sus jacent et conduire à terme à une insuffisance rénale surtout si les 2 côtés sont atteints.
Il peut aussi favoriser les infections du rein. En effet, à chaque fois que l’enfant urine, il existe une contraction de la vessie qui normalement ferme les clapets anti reflux et empêche l’urine de remonter vers le rein. En cas de syndrome de reflux vésico urétéral, quand la vessie se contracte pour se vider, la pression augmente et l’urine remonte alors vers le reins pouvant faire également remonter des bactéries.

En cas de reflux important ou entrainant des complications de type dilatation du rein ou infection, il faut alors reconstituer un système anti reflux, soit en injectant un produit synthétique au niveau du méat (qui est l’orifice d’abouchement de l’uretère dans la vessie), soit en intervenant chirurgicalement pour reconstruire un trajet anti reflux entre l’uretère et la vessie.

L’énurésie

L’énurésie

Il s’agit d’enfants qui font pipi dans leur lit la nuit de manière spontanée et involontaire. On différencie l’énurésie primaire (l’enfant n’a jamais été propre la nuit) et l’énurésie secondaire (l’enfant a été propre pendant au moins 6 mois puis les accidents sont revenus).

Elle est plus fréquente chez les garçons que chez les filles. Elle est le plus souvent due à un retard de maturation des centres nerveux de commande de la vessie.

A 5 ans, l’énurésie touche encore 20% des enfants, à 10 ans moins de 5% et à 15 ans elle reste de l’ordre de 1 à 2%. Elle rentre dans l’ordre spontanément dans la majorité des cas.

Elle est souvent difficile à vivre pour l’enfant et les parents. Il est important de ne pas stigmatiser l’enfant.

En cas d’énurésie secondaire, il faut rechercher une cause psychologique comme la naissance d’un petit frère ou d’une petite soeur, des difficulté scolaires…

Après avoir éliminé une cause telle qu’une infection urinaire ou un défaut de vidange de la vessie, des moyens simples peuvent être mis en oeuvre pour permettre la résolution du problème.

Il faut limiter les boissons en fin de journée et notamment les boissons sucrées. Il est impératif que l’enfant vide sa vessie avant de se coucher. Il faut adopter une attitude positive et l’encourager lorsqu’il n’a pas eu d’accident en établissant éventuellement un système de calendrier. Il est préférable d’éviter par contre les réveils nocturnes car il sont délétères pour le sommeil de l’enfant et sont d’une efficacité inconstante.

Certains dispositifs d’alarme en cas de début de miction peuvent parfois être proposés en cas d’échec des mesures hygiénodiététiques (pipi-stop). Si aucune stratégie n’a eu d’effet, on peut proposer des traitements médicamenteux pour limiter la production d’urine la nuit.

Ordre: 
7
Contenu modifié le 21/05/15

Infirmerie Protestante

04 72 00 71 10

Polyclinique Lyon-Nord

04 72 01 45 09

Centre Hospitalier du Haut Bugey

04 74 73 10 13

Clinique du Parc

04 72 44 88 51

Principes HON / Mentions légales / Réalisation Ascomedia