Le dépistage par PSA chez l’homme réduit bien la mortalité par cancer de la prostate

Une étude publiée le 5 septembre 2017 dans une des revues scientifiques les plus reconnues dans le monde, les "Annals of Internal Medicine" vient mettre fin à une polémique ayant duré de nombreuses années sur l’intérêt qu’il pouvait y avoir à réaliser un dépistage du cancer de la prostate par dosage du PSA chez l'homme de plus de 50 ans. Deux études publiées en 2009 l’une aux États-Unis et l’autre en Europe avaient cherché à répondre à la question suivante « le dépistage du cancer de la prostate par dosage du PSA permet-il de réduire sa mortalité ? » Ces deux études avaient retrouvé des résultats contradictoires ce qui avait laissé la communauté scientifique dans l’ incertitude pendant toutes ces années. L'étude américaine, à la méthodologie très discutée affirmait que l'usage du PSA ne permettait pas de faire diminuer significativement la mortalité par cancer de la prostate tandis que l'étude européenne retrouvait un intérêt significatif en faveur de l'usage du PSA. Ce doute est enfin levé grâce aux recherches de l’équipe du Pr Ruth du Fred Hutchinson Cancer Research Center à Seattle aux États Unis qui a réanalysé ces deux études en introduisant la notion "d’intensité du dépistage" reflétant d’avantage le comportement réel des participants aux études. Résultats : Avec un recul de 11 ans, une réduction cohérente de la mortalité d'environ 30% est observée dans les deux études. Ainsi en 2017 l’usage du PSA reste recommandé dans le cadre du dépistage individuel du cancer de la prostate chez l' homme à partir de 50 ans. Le dosage du PSA doit ainsi être réalisé régulièrement et doit systématiquement s'accompagner d'un toucher rectal pour palper la glande prostatique. La prise en charge des cancers de la prostate a aujourd'hui beaucoup évoluée et s'attache à limiter les répercussions sur la sexualité ou la continence urinaire. Ainsi la chirurgie n'est pas systématique et dans de nombreux cas des alternatives comme , la radiothérapie, la curiethérapie, les ultrasons focalisés ou la surveillances active pourront être proposées.

Dr Emmanuel VIAN

Urologue

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Contenu modifié le 25/01/18

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