Cancer du Testicule

Nous assurons une prise en charge multidisciplinaire en collaboration avec l'équipe d'oncologie médicale du Centre Léon Bérard et un médecin anatomopathologiste qui assiste aux réunions de concertation.

Présentation

Le cancer du testicule est en nette augmentation depuis une trentaine d’années. Cette tumeur a considérablement bénéficié des progrès de la chimiothérapie qui a transformé son pronostic avec un taux actuel de guérison de 95 % tous stades confondus.

Le cancer du testicule, se développant après l’adolescence, est le premier cancer de l’adulte jeune entre 20 et 35 ans. Certains facteurs favorisants sont actuellement bien connus comme la cryptorchidie (anomalie de positionnement du testicule) et plus généralement les anomalies que l’on regroupe actuellement sous le terme de dysgénésie gonadique comprenant l’atrophie testiculaire et les troubles de la fertilité.
Certains facteurs environnementaux, notamment hormonaux, à l’origine de déséquilibres endocriniens au cours du développement du fœtus pourraient également être des facteurs favorisants.

Comment dépister le cancer du testicule ?

Le diagnostic est simplement fait à partir de l’autopalpation testiculaire qui retrouve une anomalie de consistance de la glande siège d’une induration suspecte. En cas de difficulté diagnostique, une échographie associée à un Doppler couleur est l’examen de référence.

Le dosage de marqueurs sanguins spécifiques de ces tumeurs germinales comme l’alpha-foetoprotéine et l’hormone gonadotrophique chorionique (HCG) confirment parfois le diagnostic et leur élévation peut constituer un facteur pronostique. Bien que moins spécifique, le lactate-déshydrogénase (LDH) est également pris en compte comme facteur pronostique.

Comment traiter le cancer du testicule ?

L’ablation de la glande testiculaire, orchidectomie par voie inguinale, constitue la première étape diagnostique et thérapeutique. Une prothèse testiculaire peut être mise en place lors de cette intervention à la demande du patient.
Il est recommandé d’effectuer avant le geste chirurgical une conservation de sperme dans une banque du sperme (CECOS) en raison des conséquences possibles de certains traitements sur la spermatogénèse (production de spermatozoïdes). Cette intervention ne retentit pas sur la sexualité.

L’analyse histologique de la tumeur et l’étude du caractère localisé ou non de la tumeur (scanner thoraco-abdominal) orienteront le traitement complémentaire éventuellement nécessaire (chimiothérapie, radiothérapie, curage ganglionnaire retropéritonéal).

La majorité des patients est actuellement guérie à l’issue de ces traitements, une surveillance régulière des marqueurs tumoraux et la réalisation de scanners de contrôle s’avèrent néanmoins nécessaires. Les séquelles éventuelles sont liées aux effets secondaires des différentes thérapeutiques utilisées.

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